A N'Djaména, lorsque l'on demande de vos nouvelles et que vous répondez que ça va, on vous dit: "c'est l'essentiel!"
Entreprendre nécessite une bonne santé physique et morale, psychique etc. dira t-on.
Dans ce pays où chacun doit inventer son activité, comme dans beaucoup de pays "émergeants", et quelque soit l'état de santé, il faut trouver le moyen de subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille.
Comment accommoder cette contrainte de la vie, à celles de sa personne physique ? Sans entrer dans les détails, je constate que c'est un exercice parfois périlleux pour l'entrepreneur. Dès lors que l'on a trouvé un filon, il est tenant de se donner à fond et de négliger le rythme de vie nécessaire à une bonne santé. Et hop, on se fragilise pour le moyen et long terme.
Cet équilibre entre travail et santé est délicat à mettre en place pour tous les entrepreneurs et plus encore pour ceux ayant une maladie chronique ou un handicap. En effet, cela exige de la discipline personnelle, du renoncement souvent, une organisation du travail en fonction de l'opportunité, de la délégation, un partenariat en cas de défaillance personnelle parmi d'autres solutions.
C'est une réflexion que je mène pour moi-même et avec vous en espérant que le partage de bonnes pratiques pourra nous aider à pallier sereinement aux accrochages de parcours.
La qualité de vie au travail n'est pas un sujet abordé dans l'entreprise au Tchad. On travaille c'est déjà beaucoup, quelque soit l'aménagement et parfois les horaires. Bien sûr chacun se ménage une pause grillade, ou a un petit pour aller lui faire une course, sirote un thé bien sucré au pied de l'immeuble.
Aborder cette question avec les managers pour préserver la santé de chacun en entreprise est une démarche volontaire qui sera efficace si elle est participative et si l'enjeu aux yeux des pouvoirs publics laisse place à de bonnes pratiques nationales.
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enrichissant.
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